Effacement du barrage de Fatou sur la Beaume
L'opération
| Catégories | Restauration |
| Type d'opération |
Effacement total ou partiel d'obstacles transversaux |
| Type de milieux concerné | Cours d'eau de zone intermédiaire |
| Enjeux (eau, biodiversité, climat) |
Continuité écologique |
| Début des travaux Fin des travaux |
Juillet, 2007 Septembre, 2007 |
| Linéaire concerné par les travaux | 50 m |
Cours d'eau dans la partie restaurée
| Nom | La Beaume |
| Distance à la source | 9.50 km |
| Largeur moyenne | 2.00 m |
| Pente moyenne | 37.00 ‰ |
| Débit moyen | 0.23 m3/s |
Les objectifs du maître d'ouvrage
Assurer la sécurité publique.
Rétablir la continuité écologique.
Le milieu et les pressions
La Beaume est un affluent de la Loire de 10 kilomètres de long. À la limite des communes de Solignac-sur-Loire et du Brignon, 2,7 kilomètres avant la confluence avec la Loire, le cours d’eau forme une chute d’eau naturelle de 27 mètres de hauteur. La qualité écologique du cours d’eau est assez bonne et le peuplement piscicole est composé de la truite, du vairon et du chabot. L’écrevisse à pieds blancs est également présente, le site étant classé au titre de Natura 2000 « rivières à écrevisses à pattes blanches ».
En 1907, un barrage de type poids en pierre maçonnées, d’une hauteur de chute de 6,10 mètres est construit sur la Beaume. Ce barrage est destiné à la production d’énergie hydroélectrique de l’usine de Fatou. Son exploitation s’arrête dans les années soixante. Situé à 400 mètres de sa confluence avec la Loire, il bloque la continuité écologique. Les sédiments accumulés derrière le barrage sont estimés à 6 000 m3.
Localisation
| Pays | France |
| Bassins |
Loire-Bretagne |
| Région(s) | AUVERGNE |
| Département(s) | HAUTE-LOIRE (43) |
| Communes(s) | SOLIGNAC-SUR-LOIRE (43241) |
| Contexte réglementaire | Non concerné |
| Loi | Non concerné |
Références au titre des directives européennes
| Référence de la Masse d'eau |
FRGR1677 |
| Référence du site Natura 2000 |
FR8301096
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Les opportunités d'intervention
L’établissement public territorial de bassin (EPTB) Loire est devenu propriétaire de cet ouvrage au cours de l’année 1985 dans le cadre des acquisitions foncières du programme de Serre de la Fare. Pour des raisons de sécurité liées au mauvais état de l’ouvrage, il est décidé de procéder à l’effacement de ce dernier.
Les travaux et aménagements
Les travaux consistent à araser totalement le barrage et le bâtiment d’usine. L’opération s’est déroulée en quatre phases :
• durant l’étiage de juillet 2007 la retenue est vidangée. La Beaume est dérivée le long de la retenue jusqu’à l’aval du barrage. La vidange s’effectue ainsi progressivement. Un bassin de décantation est mis en place à l’aval du barrage afin de limiter l’apport de vases. Des pêches de sauvetages sont réalisées en amont et en aval du site, avant et après la vidange de la retenue ;
• le site est curé une fois les sédiments de la retenue devenus suffisamment secs. Après vérification de l’absence de toxicité, les sédiments sont stockés une année à l’amont de la retenue pour assèchement ;
• les éléments mobiles du barrage ainsi que les structures fixes sont démontées. L’usine est détruite ;
• les berges sont remises en état. Elles sont confortées à certains endroits à l’aide des matériaux issus du barrage. Des graviers sont apportés dans le lit mineur du cours d’eau. Un an après la fin des travaux, temps nécessaire au ressuyage des terrains de fond de retenue et des sédiments extraits, la zone de stockage des sédiments est ensemencée avec des espèces typiques de ces milieux, permettant de reprendre l’exploitation agricole.
La démarche réglementaire
Dossier d’autorisation au titre de la loi sur l’eau.
La gestion
Aucune mesure de gestion particulière n’a été prise.
Le suivi
Des pêches d’inventaire sont réalisées avant les travaux. Pendant les travaux, les paramètres physico-chimiques de la qualité de l’eau sont suivis à l’amont de la retenue et à l’aval immédiat du barrage. Les populations piscicoles sont suivies après les travaux, à travers des pêches électriques en 2008 et par le dénombrement des frayères de truites en 2007 et 2008. Un nouvel inventaire de la population piscicole sera réalisé en 2010. La fédération départementale pour la pêche a en charge ces suivis.
Le bilan et les perspectives
Au droit de l’implantation du barrage, la ligne d’eau naturelle est rétablie. Le long de la Beaume, la végétation a rapidement repris son développement naturel sans que des plantations soient nécessaires. À l’heure actuelle, l’évaluation est difficilement possible étant donné le peu de données disponibles. Toutefois, les premiers résultats sont très encourageants puisque l’on constate le rétablissement de la diversité spécifique du peuplement piscicole d’origine (truite, chabot, loche franche). Excepté pour la truite, les populations de poissons retrouvent déjà l’abondance qu’elles connaissaient avant les travaux. La reconquête piscicole est donc rapide et efficace.
Coûts
| Coût des études | Non renseigné |
| Coût des acquisitions | Non renseigné |
| Coût des travaux et aménagement |
204 850 € HT
soit, au mètre linéaire : Non renseigné |
| Coût de la valorisation | Non renseigné |
| Coût total de l’opération | 204 850 € HT |
| Partenaires financiers et financements | - Etat (40%) - Etablissement Public Loire (25%) - Agence de l'eau (20%) - Union européenne (15%) |
| Partenaires techniques du projet | - Électricité de France - office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema) - fédération départementale pour la pêche - association locale de pêche. |
La valorisation de l'opération
Une plaquette de communication « grand public » est éditée. Elle met en valeur l’intérêt écologique de l’opération et est téléchargeable sur le site de l’EPTB Loire.
| Maître d'ouvrage |
Établissement public Loire |
| Contacts | Olivier Collon |
|
Courrier électronique |





