Etat des lieux

Au cours du siècle dernier, plus de la moitié des zones humides en Europe et dans le monde a disparu (CEE, 1995). Notre pays n’est pas épargné.
Ces phénomènes de destruction et de dégradation des zones humides perdurent encore aujourd’hui, en dépit de la prise de conscience de la valeur de ces milieux et de la mobilisation pour leur protection.
 

 En France

 
D'après une enquête nationale réalisée en 2011, les milieux humides présentant l'état de conservation le plus défavorable en 2010 étaient les tourbières, les annexes alluviales et les milieux palustres d'eau douce.

Après un constat alarmant - la disparition de 50% de la surface des zones humides en France entre 1960 et 1990 -, un ralentissement de la tendance de régression des zones humides a été observé entre 1990 et 2000 mais également entre 2000 et 2010, à partir d’un échantillon représentatif à l’échelle nationale de zones humides, comme la Dombes ou la Camargue.

Une dynamique en faveur des zones humides est observée désormais depuis plusieurs années, avec notamment le renforcement des mesures de protection et de gestion, dans le cadre entre autres de Natura 2000.

Cependant, l’état de milliers de milieux humides « ordinaires » est mal connu, alors que l’effet cumulé de la dégradation de ces milieux à l’échelle d’un bassin versant, engendre des conséquences graves, en particulier pour la qualité et la quantité de la ressource en eau.

Dans le reste du monde

La perte des zones humides est un phénomène et un problème mondial.

Le tableau est consternant. Les scientifiques estiment que 64% des zones humides de la planète ont disparu depuis 1900. Dans certaines régions, en particulier en Asie, ce chiffre est encore plus élevé. Les zones humides intérieures disparaissent plus vite que les zones humides côtières mais la tendance générale est claire (Convention de Ramsar 2015).

De plus, la gestion de l’eau des zones humides a souvent été orientée exclusivement pour répondre au besoin des populations, tels que le transport, l’agriculture, le contrôle des inondations et l’urbanisation, au lieu de l’intégrer dans une approche de gestion des écosystèmes et de la ressource d’eau douce.

Séparer les besoins de l’économie humaine de ceux de la conservation de la nature et des habitats est à la fois artificiel et préjudiciable au maintien de précieuses ressources naturelles. 

L'Observatoire des Zones humides Méditerranéennes créé dans le cadre de l'initiative MedWet a examiné en 2012 l'état des zones humides du bassin méditerranéen et leurs tendances antérieures sur la base de 17 indicateurs pour lesquels des informations suffisantes étaient disponibles.

 

Page mise à jour le 20/05/2016
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